Le printemps : retour des hirondelles et des travaux !

Nous avons vu nos trois premières hirondelles le 24 mars, signe que le printemps est là. Heureusement elles ont encore toute leur place dans les lieux, mais il faudra songer à leur futur hébergement quand les humains les remplaceront dans les lieux. Bon, elles ont encore le temps …

Ici l’HLM à hirondelles où des générations d’hirondelles ont vu le jour.

Nous sommes très attentifs à tous ces hôtes des murs et plafonds : les moineaux, rouge-queues, grives et autres volatiles non-identifiés nichent aussi dans les murs des façades. Grâce à un petit dépliant de la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), nous savons repérer leurs planques et allons conserver des trous-nichoirs dans les murs. L’année dernière, le spectacle de leurs aller/retour au moment des nichées était très drôle à observer. Véronique soupçonnait même Thonny d’avoir des idées culinaires derrière là tête avec les grives. On le surveille de très près.

Pour avoir une idée de l’ambiance matinale :

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Les pigeons font l’objet d’un intense cas de conscience : ils ont quand même un magnifique colombier à leur disposition mais certains préfèrent s’installer dans les granges. Alors là, nous ne sommes plus d’accord ! Leurs roucoulements sont très plaisants mais pas du tout leurs déjections. Va falloir leur expliquer qu’ils ont un colombier rien que pour eux et qu’ils feraient bien d’y rester. Sinon, on va se fâcher. Et là, nous sommes démunis parce que certains nichent déjà et que nous n’avons pas envie de les chasser. Dur dur.

Régis veut aussi protéger les lézards, est-ce que ça existe un appeau à lézards pour les attirer ailleurs le temps de refaire les enduits ? La nuit, on entend les galops des loirs au plafond, parfois ils roulent des noix, on aimerait bien une caméra cachée pour les voir.

Voilà pour le rapide tour des petits occupants des lieux.

Quant à nous, les humains, nous avons repris les travaux. Après une pause hivernale, le chantier reprend de plus belle au colombier.

Véronique reprend l’écriture de ce blog, passe un temps fou à remplir des dossiers, à appeler des artisans, à organiser les futurs stages ou les interventions du CAT … et jardine à l’occasion.

Adhérents 2011 : vos graines sont prêtes à partir ! Coriandre pour les parisiens, rudbékias,  matricaire inodore, nielle des blés ou fenouil pour les autres. Méfiez-vous le fenouil est très envahissant, mais tellement beau. Idem pour la matricaire inodore considérée à tort par certains comme une mauvaise herbe, elle est juste sauvage et se ressème très bien (et s’arrache aussi très bien, pas comme le fenouil)

Denis a commencé par travailler «au chaud» (à l’abri serait plus juste) démolissant des tas de choses.

Denis s'attaque à la démolition

un peu de poussière ...

Une trace datant du 19ème : dans le mur, les chaussures de l'ouvrier qui a fermé la cheminée

Première attaque : le grenier. Oublié le plafond en baccula qui tombait. Ce beau travail, daté du 19ème, est l’ancêtre des plaques de placo : sur les solives, des clous fabriqués main (un seau récolté !) fixent des lattis de bois fendu (résistance + 30% minimum par rapport à du bois scié). Là dessus, ils appliquaient un enduit de plâtre gros fibré avec des poils de chevaux (ou vaches ?), ce qui lui donnait une certaine souplesse, très adaptée au bâti ancien où rien n’est droit et où tout bouge toujours un peu.

En 2009 : le plafond en baccula

Que de gravats !

Descente du mur à une hauteur normale et découverte de dégâts sur la charpente, grrr

Après tri, récupe des moellons et des solives

le tas de pierres de l'étage en cours d'évacuation

La charpente du grenier après dépose du baccula

La pièce arrondie de la tourelle

La charpente de la tourelle

Une trouvaille dans les murs

Véronique, fan de récupe, a précieusement conservé les lattis refendus, on ne sait jamais, ça pourrait servir de support pour des enduits terre. Une journée de «décloutage» dans la poussière centenaire… Y’a intérêt que ça serve et pas dans la cheminée !

Les lattis de bois fendu

Ensuite, Denis a attaqué l’enduit ciment allant du sol au plafond de l’ancienne cuisine bleue.

Découverte d'un ancienne porte sous l'enduit

Tout était recouvert de ciment avec de drôles de bricolages

Pour se motiver,  il s’imaginait en maçon-chevalier libérateur des beaux moellons prisonniers du ciment. Une horrible odeur d’humidité se dégageait au fur et à mesure du piochage. Aujourd’hui les pierres sont heureuses, elles respirent et sont libres, l’odeur et l’humidité ont disparu. Un travail fastidieux et fatiguant, absolument nécessaire qui démontre encore une fois que ciment et maisons anciennes ne sont pas fait pour vivre mariés.

piochage des enduits aux ciment

Vous pouvez voir les photos mais pour l’odeur, il faudra attendre une autre version du web.

Avec un peu d'imagination, c'est presque un tableau

Un joli chainage découvert dans le mur de l'ex-cuisine

On distingue la ligne d'humidité à environ 1 mètre du sol : les pierres sont noircies.

Les murs en moellons libérés du ciment

Pour finir en beauté cette étape, SERVICAT a débarqué en grosse équipe afin d’évacuer les gravats, de descendre des tonnes de pierres de l’étage, le bois (solives et lattis). Presque deux journées à 6 personnes ont été nécessaires pour évacuer les gravats de cette frénésie de démolition de Denis 😉

Jean-Claude ponçe les poutres

Evacuation des pierres et gravats

Tri des pierres qui retrouveront une place dans nos murs

Embouteillage sur le camion

Nico adore vider les gravats

Deux aux pierres et deux aux gravats : ça déménage !

Comme nous sommes facécieux, nous avons aussi décidé de déplacer le tas de pierres : l’année dernière, il avait été déplacé du jardin à la niche de Volcan, là il est passé dans la grange. Voilà, quand on s’ennuie, on appelle SERVICAT et on fait du déplacement de tas d’un endroit à l’autre. Ca occupe et ça défoule ;-)))))

Un chaîne pour ranger les pierres

Les grosses pierres à gauche, les petites à droite

Démolir, c’est bien, reconstruire, c’est pas mal aussi mais ce sera l’objet d’un autre article du blog. Thonny vient d’arriver de ses îles, avec Denis ils vont refaire équipe et vous verrez l’avancement du chantier.

 

 

avril 4, 2011

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  • bravo, pour cette ambiance printanière
    est ce que je peux avoir la photo des souliers?(ils méritent une aquarelle non?)
    ne pas oublier la pose de bibliothèques dans « mon » boudoir(la pièce avec le coin rond)!!!
    bon courage à tous
    amitiés

    • D’accord Viviane, on pensait en faire une chambre mais ça peut être une chambre-boudoir !